Au menu de la soirée, une conférence d’Alessandro Conti : Smartphone et microscopie ou comment faire de la microscopie une expérience collective
Voici le résumé de cette présentation qui semble être tout à fait intéressante et pratique :
Un smartphone, une capsule de bouteille, un microscope. Avec ces trois outils, l’observation et l’analyse des cellules lors des cours de biologie deviennent plus riches et plus précises. Comment ? La fonction appareil photo du smartphone permet de photographier l’image visible au microscope et le bouchon scotché à la focale du microscope favorise la stabilisation du téléphone. Les images sont alors envoyées sur une plate-forme d’échanges. Puis, moyennant quelques manipulations, les élèves peuvent voir ces cellules sur écran, les comparer, les légender. Leur intérêt pour la matière enseignée en ressort plus fort et la qualité de leur réflexion aussi.
Analyse a priori 😉
En lisant ce résumé, il me vient quelques réflexions :
- J’aime l’utilisation de matériel basique et quotidien comme la capsule de bouteille et le smartphone, les élèves sont alors plus proches des sciences que lorsque le matériel est spécifique, fait pour.
- Observer des cellules au microscope, ce n’est pas une activité très facile. J’ai 4 microscopes dans le laboratoire, et beaucoup d’élèves. On les fait donc tourner, passer chacun leur tour, ils n’ont donc pas le temps de faire autre chose que des réglages et de l’observation. Dessiner ce qu’ils voient, par exemple, me semble difficile à mettre en place. J’imagine qu’à partir de la photo, ils peuvent dessiner, ou alors imprimer la photo et la légender, la décalquer, les revoir à la maison, … Bref, les possibilités sont multiples !
- « Les images sont alors envoyées sur une plate-forme d’échanges. Puis, moyennant quelques manipulations, les élèves peuvent voir ces cellules sur écran […] » : je me réjouis de ce point précis de la présentation… Les élèves ont-ils chacun leur propre téléphone ? Ou alors les images ne sont-elles prises que depuis un seul microscope et un seul téléphone ? Comment se connectent-ils à la « plate-forme d’échanges » ? Quelles sont ces « quelques manipulations » ? Ont-ils ensuite accès à toutes les photos des camarades ? Sûrement puisqu’il propose ensuite de les comparer.
Bref, c’est toujours la partie « technique » qui fait peur aux enseignants, pas le fait de prendre des photos. On verra bien quelle solution aura été retenue ! Une chose est sûre, l’activité me paraît tout à fait pertinente, et même avant d’avoir écouté M. Conti, j’imagine déjà comment mettre en place cela dès que l’occasion se présentera. Ça fera sûrement l’objet d’un article le moment venu !
Foire aux bonnes idées
À la suite de la conférence, la traditionnelle foire aux bonnes idées retiendra l’attention des enseignants de sciences. J’y ai déjà présenté la chronophotographie newtonienne en 2013 et les affiches sur les écosystèmes en 2015.
Cette année, je descendrai à Saint-Maurice avec mon stock de patates, cuivre et zinc pour y cuisiner un mille-feuille électrique. Espérons que ça ait autant de succès que l’année dernière. J’ai tout de même reçu un carton de bouteilles de collègues enchantées par mon cours « clés en main » sur les écosystèmes !