Sésamath, une association de profs de maths qui est en train de révolutionner notre lien avec le numérique dans l’enseignement (rien que ça, oui, j’en suis convaincu !), continue de nous offrir de nouveaux manuels et cahiers. Cette fois-ci, c’est pour la classe (française) de Seconde Bac Pro qu’un cahier numérique est sorti.
Comme d’habitude, le cahier se décline en version papier et numérique, avec compléments et corrigés (pour l’enseignant seulement). Pour l’instant, ce cahier est encore en cours de réalisation. Les fichiers sont téléchargeables, le cahier numérique utilisable, mais tous les chapitres ne sont pas encore conçus et achevés.
Puisque je parle de Sésamath et qu’il reste de la place sur ma page, je profite de lister ici quelques qualités de cette association et de ce qu’ils ont produit et créent encore :
- association d’enseignants : des gens du métier, travaillant dans le concret des classes, liant formidablement bien la théorie pédagogique et la pratique ;
- « mathématiques pour tous » : la profession de foi de l’association, de laquelle découle l’utilisation de licences libres, l’esprit d’ouverture et de partage, la gratuité des ressources produites, l’échange, etc. ;
- ressources papier et numériques : l’utilisation des technologies de l’information et de la communication (TIC) est faite à bon escient, les manuels numériques ne sont pas uniquement une version pdf du livre, mais apportent une grande valeur ajoutée (compléments, corrigés, liens vers des exercices interactifs, etc.) ;
- pas de positionnement didactique : les productions de l’association sont utilisable par chaque enseignant, quelles que soient ses méthodes, puisqu’on trouve des travaux de groupe, des exercices de drill, des activités de découverte, des pages entières de théorie, des exemples, et la liste peut encore s’allonger ;
- en avance sur son temps : il existait déjà des exercices sur internet avant Mathenpoche, avant Labomep, mais avec sa gigantesque banque d’exercice interactifs et ses nombreux enseignants éclairés, Sésamath a entamé une révolution : l’adaptation des exercices en fonction des erreurs des élèves. On n’en est pas encore concrètement là, mais ça ne saurait tarder (voir le projet J3P).
On pourrait penser alors que l’enseignant va bientôt perdre son travail avec tous ces outils qui font son boulot (on le dit à chaque fois qu’une nouveauté arrive…), ne nous en faisons pas trop, ce n’est pas demain la veille. Il faut bien quelqu’un qui tienne la carotte et le bâton…